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Rawdon: une maison pour le reste de sa vie

Article paru dans La Presse le 7 mars 2015

Rédigé par M. Pierre Deschênes
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Construite sur un terrain boisé où l’on a coupé un minimum d’arbres, la maison au revêtement en bois est de plain-pied pour en diminuer l’entretien et en faciliter l’accès. À l’arrière, une terrasse est basée sur le même principe; un passage en pente mène au lac, fréquenté par des hydravions en été et des motoneiges en hiver.

Diane est designer de formation. Avec le temps, elle est devenue entrepreneure générale en construction. Comme elle est originaire de la région de Lanaudière, elle en a fait son terrain de jeu. Elle a aussi décidé de s’amuser pour son compte en planifiant les plans de sa propre maison sur une période de trois ans. Elle et son mari, Claude, retraité de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, ont élaboré l’idée d’une maison «pour le reste de la vie».

Il ne s’agit pas d’un vague concept fumeux pour épater la galerie: on a imaginé le tout en pensant que l’âge amène son lot de problèmes. Tout d’abord, en vieillissant, on risque de passer plus de temps à la maison, le site doit donc être agréable et les vues, belles, de préférence. Le couple a trouvé ce terrain niché au-dessus du lac Pontbriand à Rawdon, avec vue plein sud sur la montagne de ski Montcalm. Ensuite, on a construit une maison de plain-pied: l’accès est plus facile, l’entretien aussi. L’escalier pour se rendre à l’étage est plus large que la normale afin qu’on puisse installer un ascenseur si le besoin s’en fait sentir. Pour le confort, les planchers du rez-de-chaussée et du garage sont munis d’un système de chauffage. Toutes les portes sont larges, voire doubles, afin de faciliter les déplacements: un fauteuil roulant pourrait y circuler sans encombre. Dans la salle de bains, on a prévu au plafond les éléments nécessaires pour l’installation d’un treuil destiné à aider une personne à prendre facilement un bain, tout en renforçant la structure à cet endroit. La douche, façon lave-auto, ne comprend aucune porte. Enfin, les planchers de l’étage sont recouverts d’une moquette de qualité commerciale, avec un moelleux sous-tapis, comme dans les hôtels de luxe.

Mais nos hôtes ne sont pas encore vieux, même si Diane est déjà six fois grand-mère grâce à ses trois filles, toutes designers comme elle. La maison est en ce moment grouillante de vie: on reçoit beaucoup la famille et Claude cuisine comme un bon. Le salon après le hall d’entrée a été rebaptisé «lounge» par Diane, car la pièce communique directement avec la cuisine et son accueillant et imposant îlot de forme presque triangulaire. Un peu plus loin, la salle à manger, avec sa table qui accueille au moins 10 convives. La pièce de prédilection de Diane est sa «cour intérieure». Il y a un toit, mais c’est vitré de partout et ouvert sur une terrasse extérieure, elle aussi de plain-pied. En été, on laisse les portes ouvertes et l’intérieur est dehors, du moins, on en a l’impression. À l’étage, on retrouve un salon, une salle de billard ouverte visuellement sur le rez-de-chaussée et le lac, avec un petit frigo, une machine distributrice d’arachides (que les petits-enfants dévalisent à coups de pièces de cinq cents) et une machine à pop-corn. Un peu à l’écart, une cave à vin pour l’ancien de l’ITHQ… C’est fête tous les jours!

Pourquoi construire une maison pour ses vieux jours et… la vendre? Diane doit s’occuper d’un chantier immobilier de l’autre côté du lac. Elle veut se rapprocher de ce lieu. Et c’est un prétexte pour s’en construire une nouvelle, sur le même principe, en la peaufinant encore un peu plus.

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